Entre 1897 et 1962, les Parisiens en quête de sensations fortes se pressaient rue Chaptal, au fond d’un cul-de-sac mal éclairé, dans une petite salle aux murs et au plafond recouverts de boiseries sombres...pour assister aux spectacles du théâtre du Grand Guignol.
Rien à voir avec les marionnettes et les pièces pour enfants. Ce qui attire les spectateurs, ce qui les sidère, ce qui les envoûte, ce sont les fous, plus ou moins dangereux, les opérations chirurgicales d’un genre bien particulier, les meurtres qu’on leur met sous les yeux - bref, ce sont tous ces « comprimés de terreur » qu’on leur administre, assaisonnés tout de même d’une bonne dose de franche et légère gaieté.
Loin de nous l’idée de vous convier à un festin si indigeste - il paraît qu’on en ressortait « flapi »...mais cette année, les élèves de l’option théâtre du lycée André Maurois osent affronter ces pièces qui font leur règle de ce qui, ailleurs, est exception, de ce qui a un goût de sang et des relents de scandale. Ils vous donneront à voir les peurs et les rires que la folie inspirait à la Belle Epoque. Mesdames, messieurs, frissons et extravagance sont au programme, venez nombreux !

